En deux mots :

  • Sam, qui travaille
  • Homme
  • 22/07/1989

Faire tourner ce blog !

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Envolées à Treignac

"
- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle?
- L'or?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages!
...........................................  "
........................................................................................ L'étranger, Baudelaire.

 

 




 
  Treignac !

Arrivée...
En pleine nuit (du 13 juillet), après une journée de stop. Un couple de Belges m'a pris à la sortie d'Eymoutiers, et déposé à un embranchement, à 20 km de Teignac... Pratique. Me voila en train de marcher sur cette route déserte. La nuit commence à tomber, j'entend une voiture ; grands gestes, affichage de mon petit panneau "Treignac" : raté, ce sont des jeunes qui s'arretent, me demandent où je vais, et me disent : "c'est con, on va aussi à Treignac, mais on ne prend pas les auto-stoppeurs..."
Après une dizaine de km, une voiture sérieuse s'arrête enfin (un homme revenant d'un beuff à une expo à Limoges), et me dépose au camping. La dame du camping (qui je l'apprendrais plus tard s'appelle Evelyne) est encore debout, elle me donne un emplacement, tout en haut. Mais ma fatigue ne me permettra pas d'y arriver, je ne pu qu'étaler ma tente sur le premier emplacement à ma portée (qui se revela être un emplacement voiture ; par ailleurs, cela me permit par la suite d'acquerir de nombreux avantages au sein du camping...). Pour l'histoire, la nuit aussi fut mouvementée : en pleine nuit, je sens ma tente bouger : quelqu'un essaye de trouver l'entrée ! Grosse frayeur, je bouge; une voix d'homme attardé me demande qui je suis, tout en ouvrant ma tente ! Je lui réponds que je ne le connais pas, d'arreter (j'avais pris une paire de ciseaux dans ma main), et finallement il est parti... Après un petit moment, je sors de ma tente. La moité du camping était debout, réuni en instance aux toilettes roses, et d'après les bribes que je perçois, je ne suis pas le seul à avoir vécu cette aventure ce soir. J'apprendrais par la suite que c'était une personne déficiente mentalement qui voulait rejoindre ces amis, et qui c'était perdu dans le camping... Une arrivée d'anthologie en tout cas !


1er jour : Lundi à Treignac (14 juillet)
Reveil délicat. Mal dormi, il fait froid, froid froid. Je me lève au reveil de plus, Evelyne m'ayant dit que son mari partait chaque matin chercher son pain à Treignac (qui se trouve tout de même à 5 bons kilomètres du "Camping de la Plage"), dans les alentours des huit heures du matin. Bref, Francis est bien au RV, et nous voila partis à Treignac, lui pestant contre l'installation d'une aire de camping car près de son camping et moi, la tête dans le brouillard. Après l'achat d'un pain aux raisins et du journal (bon, je ne vais pas tout détailler chaque jour, juste pour l'idée d'une journée type), direction école de parapente, au premier étage au dessus de l'office de tourisme. Grandes retrouvailles avec Fleur et Francis (et Agnès que je ne conaissais pas, puisque nouvelle monitrice parapente dans cette petite école).
Plusieurs stagiaires cette semaine, mais je ne me rappelle plus de tout le monde... Peut-etre Barbara et Bruno.
Après : l'assurance, le réglement, et direction les sites de parapente ! Plus précisemment, le massif des Monédières (deux sites : NO et SE). Ca vole.


Site Sud Est ou la Fournaise

 Donc, je teste pour la première fois la fameuse zulu, qui ma foi vole pas trop mal... 2 Ploufs (un plouf : un vol de 5 minutes, le temps de rallier le décollage à l'atterissage, les conditions ne permettant pas de se maintenir en l'air).
Repas au snack du lac.
Puis, à nouveaux sur les sites, où les conditions ont forcient... J'essaye tout de même : fermeture au décollage et à l'atterissage... Qui rouvrent tout de suite, enfin ce n'est pas très agéable de se faire balader dans tous les sens.

Retour en Stop. Puis, le feu d'artifice (eh oui, nous sommes bien le 14 juillet...) Je suis fatigué, c'est dodo !


2ème et 3ème jour : redécouverte des sensations
Pas grand chose à raconter de cette deuxième journée. Les conditions de vol n'étant pas idéales (en parapente, le vent doit être bien face à la pente, et non pas de travers... et comme à Treignac, il n'y a que 3 orientations, cela limite les possibilités). Bref, face à ce soucis, Francis, qui est salarié, a occupé ses journées d'hivers (où bien sur l'activité parapente est en berne) en essayant de dégager une petite surface dans une forêt, pour creer un nouveau décollage. Faut imaginer le travail : une forêt de sapins ! Des heures et des heures de tronconneuse, de fauchage, de... bref, pour obtenir au final un tout petit rectangle, où décoller sans arracher racines et fougères relève vraiment de l'exploit. (On appelle ce site "fougères", pour dire.)
Ce matin là donc, nous sommes allés voir son travail, le vent ne permettant un décollage que sur ce petit décollage... Après une longue méditation silencieuse des deux moniteurs, et un essai hasardeux d'Agnès pour décoller, nous nous sommes résolus à ne pas voler aujourd'hui.
Juste du gonflage donc. Un après midi morose, snack à la plage le soir, et dodo sans complications.

Le jour suivant : Une journée plus agitée déjà !
Réveil, stop (je me suis levé trop tard pour profiter de la navette francis-camping), une famille me prend ("vous faîtes du parapente, c'est trop bien, moi j'aurais peur, sisi, j'ai le vertige rien qu'en montant sur une chaise"), pratique, on répond en automatique (oui oui, c'est sur...), le matin, règle d'or ne pas se prendre la tête !
Arrivé à Treignac, je monte à l'école, un coup d'oeil à la balise (la balise, c'est une girouette avec une petite hélice installé sur tout en haut du massif des monédières, qui mesure vitesse et direction du vent. Les résultats actualisés généralement toutes les 20 minutes sont consultables sur internet.) et donc miracle, le vent bien orienté et pas trop fort ! Ca ce passe au Suc au May (site NO).
On monte sur les sites : 2 vols ploufs, mais deux vols quand même.


Le Suc au May, il y a un an (mais il n'a pas changé...)

Bref, une matinée sympas. Pause midi au Snack (il faudra un jour que je vous parle de l'ambiance Snack...), où d'ailleurs Francis et Agnès s'eclipsent de manière très délicate (oh je suis fatigué, oh je n'ai plus d'argent), nous laissant entre stagiaires (tiens, il faudrait aussi que je parle d'eux...).
Nous nous retrouvons donc tous à l'école à 14h, et direction le même site que ce matin. Et là, miracle ! Ca tient ! Un peu de vent, de face en plus... Le monde est bien fait quand même. Direction le ciel ! Je m'envole avec légèreté, puis, envolée vers le bleu joyeux de cette après-midi ensoleillé. Qu'il fait bon voler en Tee-Shirt, sans avoir à se battre pour rester en l'air ! J'ai du enchainé 3 longs vols cet après-midi là, accumulant 3h de vols au minimum. Je me souviens avoir posé le soir, plus par fatigue que par lassitude.

La tête dans les nuages, je ne me rappelle plus bien du retour au camping. Si : il y avait la carte aux trésors, et le bonhomme qui jouait s'appelait monsieur Noisette. (Je ne retiens que l'essentiel moi...)

Et une bonne nuit !
 

17 juillet : Vol dans le brouillard (ou comment jouer à cache cache)
Réveil normal (ca changera !). Francis du camping m'emmène, enfin, je routine quotidienne. Ca vole, direction le site SE (à la Fournaise). Arrivé au site, surprise : on ne voit rien ! On est dans le nuage, un brouillard dans lequel trouver l'atterissage s'avère physiquement difficile... Bref, on attend dans l'air froid et humide, puis, oh miracle, un petit trou parmi toutes ces gouttes d'eau en suspention... On distingue (et je dis bien distingue) vaguement un bout de pré de la même couleur que celui de l'atterissage. Ni une ni deux, Francis (qui n'aime pas glander, ou alors trouve rigolo de partir à l'aveuglette) nous pousse un par un dans la pente... Et...finalement, ca vole. Ca vole tellement que je decide de tenir un peu en l'air (sur la colline de gauche, ca monte habituellement au niveau de la lisière des sapins). Je tiens, même un peu trop puisque je monte et remonte dans ce nuage bas ! Et me revoila dans un blanc aveuglant, un blanc où je ne distingue 

 préparation, un matin au SE...
sam

que mes pieds et ma voile. Ca va deux secondes, mais après, les secondes sont au doute : et si je percutais Bruno, le stagiaire parti après moi, qui fait un plouf et doit donc être à ma hauteur (moi j'en ai pas perdu, de la hauteur) ? Gros gros doute. Je craque ; à la radio (tous les parapentistes volent avec une radio, un emmeteur recepteur courte distance) : "Heu francis (il était en bas), je ne vois rien du tout, tu pourais me guider si tu me vois, ou au moins eviter la collision..." ; réponse de Francis : "t'es où ?". Humour. Mais là-haut, moi, je ne rigolais pas du tout, et il s'en est douté puisqu'il ajoutta quelque instant plus tard : "je te vois, Bruno est bien plus bas, ne t'inquiete pas". Ouf. La suite du vol : je suis finalement descendu, heureux tout de même d'avoir été dans cet univers de blanc et de mysteres (c'est beau ca.).

Deuxième vol-plouf (le brouillard était parti), puis dejeuner. Trois vols l'après midi, à l'antenne (site NO). Je commence à devenir bon ! 

Soirée écourtée. (fatigué).


18 juillet : Le vol du fromage
Le vol du fromage... Ca résume bien la journée. La veille, j'avais acheté un fromage local (le pavé correzien, pour ceux qu'ils veulent savoir. Je l'avais laissé à l'entrée de ma tente pour le soir suivant, alternative au snack de la plage (et plus économique aussi).

Un mot sur les stagiaires de l'école parapente :

--------- hors chemins 1 --------- Les Stagiaires --------------------------------------
Il faut savoir qu'il y a différents "types" de stagiaires : les stagiares à la semaines (où les liens sont possibles, puisque je suis avec eux toutes la semaines (c'est à dire du petit déj au café du commerce, place de la république à Treignac, à la bierre festive et meritée le soir, en passant par toutes les émotions partagées que le parapente permet) ; et les stagiaires à l'année, qui viennent sur un coup de fil la veille, et que je croise souvent mais pas de manière ponctuelle).

La première semaine :

Bruno : mon age, lancé à l'insa, une école d'ingénieur à Stasbourg. Roux, un peu réservé (au décollage surtout :), mais ouvert et serviable. 

Barbara : Une cinquantaine d'année, mais une renaissance complète... Bizarrement, à cet âge les gens sont compatibles dans leur mentalité avec les jeunes gens. La fameuse renaissance de la cinquantaine... Parisienne, m'a souvent transporté dans sa petite voiture au snack de la plage cette semaine. Ces vols auraient été tranquille sans des attérissages brutaux (aie la fefesse)... Trop d'apréhension peut-etre. Aime Tiken jah Fakoly !
Possède de nombreux amis dans la commune. Chaque matin, elle me racontait le menu de la veille... Ce qui me donnait l'eau à la bouche !

Laurent : M'a beaucoup parlé de ses caves, près de Poitiers... Maçon, maitre d'oeuvre, bon volant et bon vivant... 

Xavier : Infirmier ! Très humble et beaucoup de classe.

Jeremy : un jeune de mon age qui a réussi son exam aux mines de Nantes. Je l'avais vu l'année dernière, et nous avions passés de très bons moments ensemble. Comme il habite près de l'école, les moniteurs l'appelaient pour faire la navette (je n'ai pas encore le permis) lorsqu'ils étaient débordés. Nous avons fratenisés.

Et d'autres, pleins d'autres ! des anglais, un infirmière d'école, toujours des personnes très ouvertes.

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Donc reveil, je range ce fromage, puis direction école. Sur la place, je rencontre Barbara, qui me dit "Sam, je rends les armes". (Il faut savoir que la veille, elle avait attéri brutalement sur les fesses, enfin pas que la veille d'ailleurs...) Elle se dit fatiguée (ca se voit), et à ce moment elle se fait piquer par une guèpe (beaucoup de gesticulations -comiques ?- pour une petite bebete...). Ca n'arrange pas son moral ! Après un au revoir à tous le monde (et un petit mot glissé à Francis très discretement -"d'ordre spirituel me dira-t-il plus tard"-), elle repart pour la capitale. En route vers les sites : nous sommes Vendredi, un vendredi c'est une journée où l'on se traine les pieds pour voler pourtant. 

2 ploufs à l'antenne. Peu de souvenirs.

A midi, on decide, Bruno et moi, de manger de l'autre côté, au SE. Manger avec cette vue, c'est génial ! On avait emporté nos voiles, et sans attendre l'arrivé des moniteurs, nous nous mîmes à gonfler joyeusement, un peu n'importe comment mais bon. Jeremy arriva, retrouvailles.

 Moi, en train de gonfler !

Il y a beaucoup de monde. Je decide de voler peu ; je ne fais que 2 vols me semble-t-il.

Retour. Je rentre à pieds, nuit noire, fatigué et surtout très faim. Je fais les 6km à pieds, en ne pensant qu'à mon bout de fromage (le snack serait très probablement fermé). Je me traine jusqu'à ma tente : plus de fromage. On m'a volé mon fromage ! Rage, je fais le tour de ma tente... Recupère quelque miettes dans ma tente... Les boules !

Je dors mal.


19 au 23 juillet : Vide ?
Un vide dans mon carnet... Dans le camping, j'ai rencontré pas mal de jeunes, dès la première semaine ; mais des enfants aussi, et quelques pages ont été arrachées.

J'ai juste la liste de mes vols :

Samedi 19 : 3 vols, dont une repose déco (ma première ! Grande fierté) au SE... C'est chouette de se reposer, on se sent un peu au décollage comme devant une piscine géante, où l'on plonge quand on le souhaite, un  petit tour du bassin, et retour au bord... 

Dimanque 20 : Pas de vol... J'ai du resté au camping.

Lundi 21 : Un long vol : 1h à l'antenne (NO). Le temps de faire tout ce qu'on veut ! Tanguage, wings overs, 360 degré... Mais bon, on ne montait pas très haut (pas de thermiques.)

Mardi 22 et Mercredi 23 ? Je ne sais pas... Comme quoi, les ecrits ne restent pas toujours. Juste un dessin de ma tente au camping...

24 : Beaucoup de quantitatif ! 
Beaucoup de vol ! Je suis désormais "hors-stage", mais l'école Mmvl de Treignac m'accepta dans son sein, le stage fini. Il faut savoir que j'avais payé mon stage perfectionnement 150 euros seulement (hors licence), bénéficiant d'une aide de la région pour les jeunes parapentistes... Je m'en tire bien !

  Vue aérienne de Treignac. Un charmant village !

Les journées, je les accompagnais donc, profitant de la navette, et bien sur de leurs conseils ; mais c'était l'autonomie : vol sans radio.

Bref, cette journée fut riche en vols :

Nous sommes tout de suite montés à la Fournaise (SE), sous un soleil prometteur. Au déco : très faible, mais amusant (petites bouffées).
Agnès veut faire l'ouverture, et étant de bonne humeur ce matin là, me propose un petit défi : partir ensemble, et rester le plus longtemps en l'air avec ces conditions rikikis.

Note : il faut savoir qu'Agnès est Vice-championne de france en 2005 me semble-t-il, et avant elle a été Championne Junior ! Tous les parapentistes du club local (les thermiques verts) ont les yeux rivés sur elle, à chacun de ses vols !

Bref, on décolle ensemble, et nous voilà en train de nous battre dans les petits thermiques du matin. Je la vois s'avancer vers la plaine ; je reste prudent. J'observe en zérotant devant le décollage. Elle essaye d'enrouler ; n'y tenant plus, je la rejoins, et nous tournons ensemble dans cet air peu turbulent ! Hélas, un matin reste un matin, le faible thermique s'échappe, nous sommes plus ou moins à la même hauteur, et nous devinons les élèves au décollage s'impatienter (Agnès devait leur assurer l'attérrissage, nous étions en l'air depuis 20 bonnes minutes). Elle se dirige vers l'attérissage, je crois qu'elle va poser, et tout content (en toute mauvaise fois) de l'avoir emporter, je rester dans ce thermique qui n'en était pas un. Et là : horreur, ca tient très bien au dessus de l'attérro !

Total : je pose avant elle. Raté !



Agnès !


Un deuxième plouf, et nous retournons à Treignac manger.

L'après-midi : les conditions ont forci, génial !

Je décolle donc. C'est très cyclique, les parapentistes du club local, présents, hésitent à s'y lancer. Pour ma part, je suis le biplace d'Agnès. Nous nous dirigeons vers la gauche, après la fosse qui ne donnait rien à ce moment, au dessus des premiers sapins. Agnès continue et posera en bas. Pour ma part, je reste au dessus des sapins, devinant le thermique du petit près devant la lisière se trouver quelque part ici. Et miracle, j'y rentre ! Et j'enroule... un tour, deux tours, je me repositionne dedans, un dernier tour, direction déco, et repose déco ! Je suis vraiment content de moi, ce fut probablement le plus beau vol de mon séjour, parce qu'autonome.

Après : je repars, ca ne tient plus, attéro.

On remonte, autre vol, et autre repose déco en soaring devant (enfin, repose déco dans les ronces, soyons honnete...).

Et un dernier vol magique en soaring au dessus des sapins... Un vol d'une heure, dans un air calme, tranquille. Nous n'étions que deux en l'air, les élèves défilant et posant tout de suite. Le parapentiste avec moi avait 14 ans, fils de parapentiste... Il vole bien.

Quand tout le monde s'est posé, je redescends finallement, heureux de cette journée.

Au camping : je n'avais vu que peu de parapentistes au camping. A mon retour ce jour là, je vois trois jeunes de mon age revenir de la plage, un parapente en boule. Bien sur, je vais tout de suite les voir. On passe une agréable soirée ensemble (ils étaient de Saint-Hilaire !).

25 juillet : les journées se rallongent...
 Le reveil est evidemment difficile, et tardif ; étant déjà 8h30 et la "navette" de Francis du camping ratée, je pars résigné à pieds ; et c'est Evelyne du camping qui me prend, à peine 20 mètres parcouru. Elle me raconte les moments difficiles du camping : la semaine hors-saison où le camping fut choisi pour héberger l'ensemble des gamins participant au championnat de Kayak (le spot de la vézère est très réputé dans ce milieu). 200 enfants, s'étalant dans tout le camping. Le pire fut le soir, quand Francis et Evelyne apprirent que les organisateurs logeaient à l'hotel... les laissant dans une situation incontrolable (des douches cassées, portes forcées, Francis ayant du faire le gardien de nuit autour du Camping... les pauvres !).

Bref, elle me dépose, vais à l'école et direction les sites. Nous sommes cinq, les deux moniteurs, deux stagiaires et moi. Les deux stagiaires : Xavier, l'infirmier, et "Papa divorcé" (je ne me rappelle plus de son nom... il me pardonnera).

Deux vols le matin, rien d'extraordinaire, des ploufs ; je ne lache plus Agnès en vol, c'est plus amusant de voler à deux.

On mange au Snack, avec les habitués du lieu. Rencontre avec un moniteur de Pêche à la mouche, fort atypique !







le Snack... Réputé pour son "Américain" à 5 euros avec les frites. Ne pas avoir la maladresse de critiquer le pain avant de l'avoir gouté, il est maison ! Une affaire de famille, un petit coin reposant (pour les ventres plus délicats, choisir la salade "4 saisons").




Bref, on remonte ; je ne m'attarde pas sur cette journée, elle est semblable aux autres, sans trop d'annectodes.

Un vol seulement (le vent s'est repositionné NO, donc direction l'antenne). Pour innover, j'ai volé avec de la musique sur les oreilles... Que c'est bon ! Chantonner en l'air, c'est vraiment se trouver chez soi dans ce milieu transparent.

 Le déco de l'antenne (NO)... Avec un ciel prometteur pour tous !


Le soir, les trois jeunes de St-Hil étant partis derechef, j'ai passé une agréable soirée avec les jeunes du camping : Gaëlle (terminale Es... encore... que j'aimai bien!), Anna (sa petite soeur toute gentille que j'adore), Rime (Histoire de l'art, à Nice), son frère Elias (Terminale S), et des plus jeunes !

26 juillet : la crêpe
Je suis pris en Stop par un forestier, qui travaillait à ce moment près des sites de parapente. Je lui parle DU projet de tous les parapentistes locaux, c'est-à-dire ouvrir une brèche sur le massif en Ouest (aucun site en Ouest ! c'est le point faible du coin. Généralement, on compose de manière hasardeuse au NO, mais à ses risques et périls... Francis pendant mon séjour a essayé en bi sous mes yeux, et c'est retrouvé avec une fermeture asymétrique, puis une frontale, et posage d'urgence dans les genêts...) ; bref, il se dit au courant de ce projet, techniquement réalisable, mais peu probable, puisque le terrain est privé, avec plusieurs propriétaires...

Il me dépose, et direction le SE (fournaise ou massif des monédières), avec un jeune bi-placé, fils du gérant de l'unique crêperie de Treignac.

Deux ploufs, on mange justement à la Creperie.

Aprèm : trou dans mes notes (décidement).

27 juillet : Sentiment d'être ailleurs
Un dimanche bizarre. Que je me souviendrais !
Je me souviens d'une soirée agréable, avec les jeunes du camping. Peut-etre que le lecteur se rappelera, deux jeunes enfants sont morts à Treignac, au début de l'année, noyés dans le lac même qui se tient en face du camping. Une pensée à eux donc, sur cette plage et sous la lune de Corrèze, lune qui comme chacun sait brille avec pureté, étant préservée des pollution lumineuse, pays pas décrit vert  pour rien.

Le matin, j'avais convenu avec Agnès de l'aider. En effet, chaque dimanche matin, elle devait, avec Francis, réaliser des cerf-volants dans une colo de vacances Edf. Francis étant parti à Estivol, festival aérien à Limoges, afin de promouvoir l'école, je me suis proposé à Agnès, pour ce que j'aimais à l'aider, et pour faire "mono" auprès des gosses. Ni une ni deux, Agnès me prend tôt (7h30 ?), et direction la colo.

Une matinée très sympa, décalée, finisant par une course de tous les gamins mis en ligne dans un pré, leur cerf-volants trainant dans les airs ("heu Agnès, t'as remarqué la ligne électrique").

Nous mangeons au lac, avec le départ de quelques jeunes du camping. Puis, après un passage éclair pour nourrir les chattons de Francis, direction les sites, Agnès ayant des bi-place même le Dimanche (les deux moniteurs étaient épuisés, et ce n'est qu'un euphémisme devant leur fatigue morale et physique ; et pourtant, malgré des semaines à tuer un chameau, ils réussisaient à garder un peu de bonne humeur), nous sommes allés au NO (à l'antenne), où les conditions s'annoncaient géniales !

Des parapentistes du club local étaient déjà présents, et certain déjà au plafond !

Je me prépare. Comme à mon habitude, je décolle avec Agnès (elle en bi...), et je me mets en mode teigneux : je lache rien. Je gratte à gauche, pas terrible, je reviens vers le déco (sous le déco, les sapins ont été coupés sur environ 100 mètres, laissant place aux genêts : thermique assuré, mais toujours un peu bizarre, sous le vent des sapins, le vent n'étant jamais véritablement de face. Je m'y hasarde donc, constatant avec surprise que ce n'est pas trop turbulent. Agnès part en plaine, se poser : elle, les bi-places... elle travaille ! J'y crois toujours, d'autant plus que "Fredo", un parapentiste local volant sous la rha de nova, se bat avec moi. (Faut dire, en l'air on pouvait voir les petits points des parapentes au plafond). Je perd un peu, lui aussi. Je decide de me décaller vers la gauche, et de m'écarter un peu du relief ; j'étais bien au dessous du déco quand j'ai trouvé mon thermique sauveur ! Et le plus gros que j'ai jamais pris (de toute ma courte expérience de parapentiste !). J'enroule, oula ca tire, ca bouge, ca accèlere, je freine ma voile et je pose mon poids, oulala ca tire bien !!! La nova s'y precipite, et on remonte à toute allure ! Que c'est bon... Le déco s'éloigne, on monte, monte, tout le paysage se dégage... Hélàs, je retombe à des idées plus pessimistes... Je n'étais jamais allé aussi haut, et je me dis : et si ma sellette cassait, et si le maillon se dévissait, et si, et si.... Bref, pas rassuré, sans parachute de secours.... Je regarde la vue sous moi, je trouve ca dingue. La hauteur, ca s'apprivoise, moi qui croyais ne pas en avoir peur.... Je laisse fredo à son thermique (qui ne le montera pas jusqu'au plafond d'ailleurs), et je fais wings, 3-6, tanguage... La vue rassurante du déco me calme un peu. Je vois qu'Agnès est remontée en camion (ca faisait 1h15 que je volais !), essaye une repose déco, ratée (pourtant s'eût été le perfect), et je me pose à l'attérissage, mécontent d'avoir écourté ce si joli vol.


Zulu Power ! Quel site magnifique... et un énooorme potentiel, pour débutants et confirmés !

--- Reprise du récit... nouvelle modif le 05/10.

Donc j'attends bêtement à l'attérisage, assez longtemps, le temps de regretter amèrement de n'être pas resté dans le thermique, en regardant les autres evoluer paisiblement, là-haut dans le ciel.
Agnès atterit, avec son biplace. On remonte au déco en voiture (moi dans le coffre... ca fait comme dans un train). Bref, la journée d'Agnès terminée (plus de bi-places), on se retrouve tous les deux en haut, avec un vent idéale pour la repose déco... Je vois les yeux d'Agnès briller... Elle n'avait pas volé seul. Je lui passe donc la zulu, heureux qu'elle en profite un peu, mais en craignant que les conditions baissent. C'est que, je n'ai pas le permis, et quant à remonter à pieds... On se rend compte du dénivellé !

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A ce propos, petite annectode :

C'était l'année dernière, sur le même site. Je venais de terminer mon 2ème Stage perf (mon premier chez eux, à Treignac), l'école de parapente venait de se créer. J'étais le seul élève durant toute la semaine !

A la fin de la journée, Francis (Agnès n'était pas encore à l'école) me propose un biplace pédagogique. Enfin, il "propose"... Je le pousse un peu, j'avais très envie de voler ! Nous voilà tous les deux seuls au déco du NO, sur ce même site. Le vent est faible, mais Francis céda pour essayer. Hop, en l'air, on décolle, bien, ca ne tient pas, zut. Il avait installé des doubles commandes, en fait une rallonges avec des poignées accrochées à ses commandes, pour que je puisse piloter. Ce que je fais, en commencant une approche standart. Puis (on était fatigué), on se met à se chamailler les commandes, et je lui ai laissé les dernière phase de l'approche. On arrive haut, face au vent. Je me demande si on va pas être trop long pour se poser dans le pré officiel. Lui : heu... Moi : Attends francis, on se pose dans quel pré ? (le deuxième, plus loin, était séparé par un champs (véritablement) de ronces avec barbelés et co). On rigole (parce que bon, on était très fatigué), et on voit s'avancer vers nous ce champs de ronces, qu'on se prend evidemment !!! Alala... C'était drole ! On avait la tête en bas, on ne pouvait plus bouger... On a du passer une demi heure à se relever !
Et le pire : pas de se sortir des ronces, ni même le démélage de la voile, mais la remontée à travers les bois, en pleine nuit, vers le déco où était la voiture... Mythique !
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Bref, Agnès décolle, et aucun soucis pour la repose déco. Elle ré-attérit, contente, prend sa voile (une Mantra dégainée avec selette cousue main), et on vole ! Elle avait beaucoup de soucis ces temps-ci, et je suis content qu'elle en profite quand même un peu.


Retour tard dans ma tente, et soirée avec Delphine et son copain Antoine, motineur de hand.

28 juillet : Sacrifice
Parce que je suis resté au camping pour faire ma lessive.
Soirée triste, je suis allé au pot d'acceuil du camping. (J'y allais par obligation : pour que les gens voient ma trombine et ne me passent pas sous le nez quand je fais du stop le soir pour rentrer. Et comme avec mes cheveux, on me distingue facilement... )
Le soir : éclairs, orage, pluie. Aux sannitaires, pour recharger portable et baladeur. Super la soirée !

29 juillet : maussade
Même pas la fameuse trainée de nuages après l'orage... C'est vraiment une fausse idée, la traine après l'orage, j'en ai jamais vu, et je ne sais pas pourquoi ce matin ca m'ennerve. Le froid est revenu, pour ne rien arranger. J'écris : 'Il est 8h30, à Treignac; l'air est triste, le temps humide, ma motivation comme la température...". Eh bien, motivé ! On monte aux monédières, qui sont dans les nuages, avec des initiations. Gonflages, j'aide un peu, déride un peu avec Agnès. Elle me promet un vol de nuit. Que j'attends toujous !

Oui oui, Agnès, la ventraaale !

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