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  • 22/07/1989

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Vols à Vauville...

Vauville !



Où commencer ? De panazol, près de Limoges, ou d'Angers ? Après mon séjour à Treignac, je suis en effet resté plusieurs journées chez ma Grand-mère maternelle (à savoir Maminou oui oui c'est drole), pour récuperer un peu (surtout sur le plan alimentaire). Puis je suis partis le 14 aout, pour deux journées de trains (dures... mais bon, je vais pas non plus les détailler, tout le monde à déjà pris le Train). Entre les deux, je me suis arreté à Angers, où j'ai retrouvé Julie le temps d'une soirée dans mon petit appartement. A Caen le lendemain, j'ai retrouvé Robin (avec le même sac Gin de parapente ouha la classe), puis nous sommes allés à Cherbourg, pour enfin prendre un car pour Baumont-La Hague. Après : stop jusqu'à Vauville-Camping. Commencons la narration à partir d'ici !

Arrivée à Vauville (15 août)
Une arrivée pénible... L'autocar de la Sncf nous a laché à Baumont-La Hague, petit bled à 3 km de Vauville. Avec nos sacs lourds, nous n'avions qu'une idée en tête : aller le plus vite possible à Vauville pour voler (grand soleil et peu de vent indiquaient des conditions douces pour essayer un nouveau site). Il était déja 17h, donc nous prîmes la decision de faire du stop.
Pour Robin évidement, c'était une grande découverte (le stop), surtout quand je lui ai révélé que ca marchait mieux seul. Après tirage au sort (où j'ai bien sur perdu), je suis parti devant, lui permettant d'arreter en premier les voitures. Mais malheur ! Dans notre précipitation, nous avions omis de nous fixer un point de rv... 5 minutes après notre séparation, je vois me passer un Robin tout content dans une voiture anglaise. Je tends le pouce : une autre s'arrete. Des parapentistes evidemment, qui me proposent de me monter directement sur le site de parapente qui surplombe le petit village qu'est Vauville. Je refuse, ayant dans mon sac la tente, les duvets et des fringues. Ils m'amènent donc gentimment au camping, et je peux apprecier la distance conséquante entre le camping et le site de parapente... On va douiller, c'est clair !
Ils me laissent au camping (camping pourri si j'ose dire : un mini pré carré où tout le monde s'entasse, avec la mer à 20 mètres... c'est bien pour se baigner -mais qui se baigne ici ?- mais pour le bruit, sympa), où je ne trouve personne à l'acceuil. Je plante ma tente rapidos en me demandant où est Robin, puis je regarde mon portable : Robin est sur le site de parapente ! Bon... Il ne peut evidemment pas voler, je ne sais pourquoi cette idée a germé dans sa tête. Il me demande d'accourir, ce que je fais. Longue marche, avec 200 mètres de dénivellés (il faut savoir que je n'avais dormi que 3h la veille), 40 bonnes minutes de marche. Et en haut : j'apprend que Robin est redescendu... C'est beau l'organisation. Tans pis, moi je vole. D'autant plus que le coucher de soleil offre un paysage des plus magnifiques. Je me renseigne un brin auprès des locaux pour savoir où l'on se pose (sur la plage tout simplement), et en vol ! (Robin devait être dégouté à ce moment là, on voit du camping où il était retourné le site de vol donc ma voile...).
Que c'est beau que c'est beau. Tout ce passe bien, sauf peut-etre l'attero (ah tiens, ce n'est pas du sable sur cette plage, c'est des galets...). Robin accourt, et on remonte pour un deuxième plouf (je suis motivé moi parfois). Au décollage, Robin qui n'avait pas touché à un parapente stresse un peu, je le pousse vers l'avant pour le décider (je commencais à avoir faim).

Tout se passe bien, on mange à la pizzaria (tous seuls sur la terrasse en hauteur, dans le froid). Et dodo.
 


Day 2 : in the air ! (16 août)
Une première journée très parapentesque.
Réveil difficile. Comme on a très soif, direction la plage (à 10m), et baignade ! Et tans pis si on est à trois kilomètres des rejets radioactifs de la centrale de la Hague. Puis, on essaye les douches (sales chouettes). Avant tout, il faut manger. Direction donc Baumont-La Hague (combien de fois ai-je fait ce trajet...) en sop, avec nos deux gros sacs, entreprise qui aurait pu être aussi laborieuse que la veille si un parapentiste vu également la veille ne nous aurait pas reconnu. Nous avons fait, je dis bien : 10 mètres hors du camping ! Il s'arrête, nous demande notre direction, (super U de Baumont), nous y emmene, nous attend (sisi), et nous ramène illico sur le site de parapente ! Evidement, Robin n'a pu s'empecher de se distinguer : laissant nos 2 parapentes avec le parapentiste dans sa voiture au moment de faire les courses, Robin a evidement noté la plaque d'imatriculation de la voiture de manière si discrète que le mec a remarqué... Quand on est revenu avec nos sacs, il a dit a Robin : "t'avais peur que je parte avec la voiture ?". Robin, tout rouge, cherchant une sortie... qu'il a trouvé, et qui fut drole (parce que pathetique).

Bref, notre gentil chauffeur nous dépose à Vauville, tout en haut. Un jeune parapentiste (ingénieur dans une boite d'aerologie) attendait, nous avons mangé ensemble, estimant que les conditions allait s'ameliorer.
Et effectivement, doucement, le vent, ou plutot la brise de mer s'est mise à souffler, doucement d'abord, puis de manire plus appuyé... Miracle !

Au moins 5 heures de parapente... 5 heures, dans un air laminaire, salé et joyeux ! Le rêve... On lève la voile, quelques pas vers la pente, décollage, on monte, on fait de grands virages dans les airs (wing-over...). Et puis, lorsque l'envie nous prend de boire, manger, il suffit de reposer doucement au décollage (où nous avions laissé le gros sac des courses), puis, à nouveau répeter ce manège. Bonheur Bonheur !

En fin d'après-midi, au début du coucher de soleil, nous nous sommes décidés à descendre. Malgré les nombreuses offres des parapentistes présents sur le décollage pour nous ramener au camping, la voie des airs nous paraissait interessant, surtout de poser sur la plage, près du camping. Sauf que c'était sans compter les sacs de courses (plusieurs kilos de pommes et de boissons tout de même...)... Robin pretextant la contenance de sa sellette limitée (la sellette, c'est le siège dans lequel on s'assoit fixée à la voile, le parapente), ce fut pour ma pomme évidemment... J'ai bourré ma sellette, à peine si je pouvais tenir debout au décollage pour la porter... Et l'atterissage ne fut pas moins triste.

Toujours est-il : une bonne journée, une soirée pâtes ketchup, que demande le peuple ?


Day 3 : premier jour à terre...
Et dans la tente. Au réveil : pluie et vent soutenu... Sous l'effet des rafales, l'armature de ma pauvre tente crie à l'aide, ce qui nous a maintenu réveillé evidement une bonne partie de la nuit. D'autant plus que j'étais du côté du vent... Injustice qu'il faudra regler par la suite.

Le temps passe sous la tente, rien ne nous appelle à l'exterieur. Au bout d'un moment néanmoins, voyant que robin ne bougerait pas de la journée de son duvet (vive l'ambiance), je décide d'aller à Beaumont-La Hague, à 6km de là. En stop. Le mec, un parisien, me dit comme dans la majorité des cas : "d'habitude, je ne m'arrête pas, vous avez de la chance...".

Comme j'ai fais beaucoup de Stop, je vous donne à tous THE astuce pour arreter une voiture de manière certaine, enfin si rien de matériel ne l'empeche. Déjà, se poster après un 15 mètres après un virage : la voiture doit avoir peu de temps pour reflechir (si les gens réflechissent, ils ne s'arreteront pas, on est tous égoïste ; c'est la conscience qui doit intervenir). En plus, la voiture ralentie, prête à eventuellement s'arreter. Ensuite, prévoir un après-virage permettant à la voiture de s'arreter sans problème. Par ailleurs : dresser le pouce bien devant la voiture, un petit sourire, surtout ne pas être assis, mais debout, en mouvement ; s'habiller convenablement. Et regarder le conducteur dans les yeux ! Tout est là.

Je vais donc à Beaumont, une petite ville, avec une poste, 3 bars et quelques autres commerces à peine. La presence de la centrale de retraitement de la Hague (Arreva) à 2km ainsi que l'Atr vers Dielette ont permis de toute evidence un enrichissement des communes. Les habitants qui m'ont pris en Stop ne voulaient pas trop m'en parler, mais toutes leurs taxes locales (habitation, ...) ainsi que le prix de l'eau sont très faibles... Quant à la commune, on y trouve une piscine ultra-moderne, maison de jeunes, cyber-centre démesuré, une rue impeccable... Eh bhé.

Bref, je profite quand même du cyber. Où je prends des nouvelles de mes amis, ainsi que de Gaëlle et d'Agnès. (Qui sont-elles, vous le saurez en lisant
l'aventure à Treignac).

Je prends la météo du lendemain qui me fais esperer un temps meilleurs... Esperons. Des rafales à 70 km m'attendent dehors. Chouette.

Je reviens en Stop, robin est resté à la tente (record d'immobilité); je prends mon parapente (frusté de n'avoir volé et esperant naïvement que le vent cessera à la tombée de la nuit), et monte à Vauville. Robin m'a suivi et redescent illico : ca ne volera pas. Coucher de soleil.

 Pas de photos donc un dessin rapide ! En haut de Vauville...

Redescente , je parle à un mec qui s'était vracké (écrasé) il y a trois ans, avec des côtes cassées (qui lui avait empeché de rigoler pendant 3 mois... pas drole). Pluie, je cours sous la tente.

Dodo !

Day 4 (18 aout) : Découvertes des dunes de Biville

Je me reveille tôt ce matin, frustré de la veille. Une tête sortie de la tente, et je constate que le vent est travers gauche, mais de force raisonnable (pas de moutons sur la mer). Un parapentiste m'avait parlé de la possibilité de voler à Biville, à gauche sur la plage. Robin dort encore quand je pars donc sur la plage. Et (joie !) je vois, au loin, 3 parapentes sur les dunes ! Je m'y précipite (3 km à pieds, c'est long, et toujours la peur que ca ne vole pls une fois arrivé). Arrivé, je rejoinds ce qu'il semble être un club de Normandie (Cotentin vol libre ?), et ni une ni deux je me mets en l'air ! Génial Génial... Se tenir à 3 mètres de hauteur de ces dunes qui font elles même à peine 10 mètres... Le croisement est hasardeux (si on n'a pas la priorité, il faut s'avancer vers la mer, laisser passer le prioritaire en esperant qu'il se grouille pour pouvoir raccrocher la dune après son passage. 



Je decide de longer cette dune, qui s'étend sur presque 6 km (enfin je pense); je m'arrete deuxième blokus, et fais demi-tour, vent de cul. C'est génial ! Que du bonheur...


(sur la photo, au loin : la pointe de Jobourg... et à droite, Vauville)


Robin arrive au bout de deux heures, je suis le seul à être resté en l'air. Avant de partir vers les dunes, j'avais vu un parapente voler à Vauville, mais il était sckotché... Robin est monté tout de même, puis est redescendu pour aller aux dunes... Deux heures de marche bravo Robin l'analyse :).

Après quelques tentatives, il reussi à voler un peu, mais pas de chance, le vent diminue subitement... On attend un peu, et le voila de nouveau fort (avec quelques moutons sur la mer). Je réessaye tout de même : Oups c'est fort ! La voile m'arrache du sol, je monte illico, mais - horreur - je me fais reculer... J'accelère à fond, et je reste comme cela pendant 10 bonnes minutes, reculant cm par cm... Et je passe inévitablement derriere la dune. Bon. Oreilles pour pas fermer, j'accelere pour traverser rapidement la zone de cisaillement (qui est impressionante... je suis projeté vers le dos de la dune...). Juste le temps de tourner un peu et je me pose, le coeur battant à 100 à l'heure (ou à la minute plutot)...

On plie, je retourne vers Vauville. Et des parapente sous la falaise de Vauville ! Décidement... Je cours prendre un casse-croute, et j'y cours (Robin aussi).

Arrivé, seules des voiles perfos (rapides donc) volent... Méfiance. On parle avec tous les gens (un gamin de 13 ans nous a baucoup impressioné, bien que les priorités ne soient pas son fort...). On attend, puis, le vent baisse : tout le monde se précipite à Vauville (tout en haut). On profite d'une voiture. Et ca vole ! pour tout le monde hélas, et on se retrouve à 14 en l'air, c'est limite quand même pour du soaring. Et faut s'imposer pour la repose déco ! Faut prendre Rv... J'en fais tout de même 3-4, Robin qui n'ose pas imposer ses priorités (sauf avec moi, c'est sympas) se fait rejeter sur l'anté-falaise, et à un moment je suis convaincu que son compte est bon pour le tas (se poser en bas), même pas, il remontera à la surprise générale !



On se maintient pendant deux bonnes heures, le vent baisse, Robin fait un tas, et le suis 20 minutes plus tard. Il veut remonter, je le suis... Et miracle, le vent est revenu ! je me précipite au décollage pour en profiter, je sors la voile, regarde : trop fort... Raté ! Bizarre cette journée tout de même !

Restau (ca donne faim...), nuit très agité (enormément de vent...).


Day 5 (19 août) : A terre.
Pas de vol aujourd'hui. Rageant, on voit les kites dehors, et les voiles dedans. Beaucoup de parapentistes locaux ont résolu le problème de la sorte : du kite-surf pa vent fort, puis parapente par vent plus faible.

Je vais à Baumont la Hague, y revient. Robin reste à la tente.

Souvenir de la journée day 2 ! Une anectode que j'avais oubliée, mais qui m'avait bien fait rigoler...

Nous étions tous les deux à Vauville, en l'air. Au déco, plusieurs curieux, quelques parapentistes blasés ou fatigués et deux aeromodelistes, avec leur avions en l'air, concentrés.
Un parapentiste, Pascal (quelqu'un de sympa, il nous avait fait plusieurs fois la navette) tente la repose déco (très aisée, autre chose que celle à Bealieu, à Angers...). Le vent étant relativement fort, il derive en peu en arrière, et hop hop quelques fermetures, et un rase motte à toutes vitesses devant le déco... en dégommant littéralement les deux modélistes... La vision : les deux aéromodélistes recherchant par terre desesperement leur télécommande, puis cherchant vainement leur avion dans le ciel (heuresement, il n'y a pas eu de collision avec un parapentiste), tout en engueulant le pauvre Pascal, qui s'était foulé la cheville après l'impact... Mythique.
(J'en parle avec humour car, à part un avion perdu (en Angleterre peut-etre à cette heure-ci), il n'y a pas eu de blessés...)

Day 6 (20 août) : Déco de la falaise !
Une première bonne nouvelle ce matin là : Robin part. Miracle ! C'est vrai que le reveil ce matin ne présageait rien de bon.

Mais erreur stratégique... Dès midi, un parapente s'élève à Vauville, choix un peu discutable vu le vent en bas (en haut, il faut compter bien 15 km/h de plus).

J'y vais tout de même. J'en vois deux autres décoller à mi-pente. Bon. Vent fort, voiles perfos, ce n'est pas pour ma pauvre zulu et ma faible fourchette (je me baladais en permanence avec d'énormes galets que je mettais dans mon airbag). Un autre parapentiste est de mon avis, et il me redescend sur la plage, sous la falaise. Et là, je décide : go. Philippe (il se nommait ainsi ; il était kiteur, n'avait pas été en école, mais avait une Chili, et se débrouillait bien) hésite. Moi, je sors la voile, gonfle, recule doucement vers la falaise, puis effectue un petit virage et cours le long de la falaise. Le miracle est immédiat : mes jambes quittent terre, un mètre, deux mètres, j'arrive en haut de la falaise, hop un demi-tour serré et c'est parti ! Génial.


(la vue en soaring au dessus de la falaise de Vauville... Magique !)


Philippe tente, échoue (mais y arrivera un autre jour), et je le vois partir alors qu'un autre parapentiste fait de même et me rejoind.

Quelques gouttes nous obligent à redescendre. Il vient des pyrénées, très sympathique. Nos voiles étant humides, on reste près de la falaise, espérant une ouverture qui arrivera une demi-heure plus tard.

Et re-vol ! Plus de 3h devant cette belle falaise, en partant vers la pointe de Jobourg, survolant les maisons sur la falaise. Le temps qu'il faut pour sentir aussi tous les points durs de cette selette...

Je me pose tard le soir, fatigué, mais heureux.



Day 7 (21 août) : Insultes...

Reveil délicat (encore... décidemment, ca manque un oreiller)

Un couo d'oeil rapide hors de la tente : peu de moutons, c'est tout bon ! Je cours vers la falaise de la veille, avide de tenter le même exploit !

Beaucoup de monde déjà pour un matin (ah tiens, il est midi) sur la plage, mais pas de parapentistes... Bon, prise de décision, j'y vais. Je gonfle, et fais comme la veille, avec autant de succès. Ca marche !

Heureux, je repasse devant la plage à plusieurs reprises. J'avais mes écouteurs dans mes oreilles (quel bonheur de voler avec de la musique !) ; j'entendais néanmoins les "coucous" les touristes, auxquels je répondais, jusqu'à ce que j'entende un "Dégage connard". Surpris, j'enlève mes écouteurs, et regarde en bas, chechant la source de cette insulte. Et je la trouve : un papy, dans son jardin : sa maison était sur la falaise, dessus la plage donc (la falaise doit mesurer 10 mètres au plus). Je me rapproche, surpris, de sa réaction, et lui demande ce qui ne va pas. "Des machins comme vous, j'en vois 100 par jours qui passent devant chez moi ; pouvez pas voler la haut ; vous me polluez" et pour imager son point de vue, il me fit un bras d'honneur. Bon, il faut savoir que sur les 10 jours volables de mon séjour, seuls deux ont été favorables à un vol au-dessus de cette falaise ; cela necessite un vent de 35-40 à la balise, ce qui est rare.

Je lui dis d'apprendre l'aerologie avant de gueuler sur les gens (ca ne volait evidemment pas là-haut). Tss, dans son jardin, des bateaux à moteur s'entassent ; chaque soir, il met ses bateaux à la mer avec son tracteur en passant sur la plage... On est tous le con de quelqu'un !

Sur-ce, je m'en vais, ne cherchant la polémique, et n'étant pas sur "mon" site.

Après une heure tranquille, des parapentistes apparaissent un peu partout ; moi qui commençait à m'ennuyer, j'en suis très content. Surtout que j'ose pas faire le cross vers la pointe de Jobourg, étant d'abord interdit à cause de l'usine de retraitement la Hague (qui impose un périmètre sans vol de 5 km de rayon (ce qui efface toutes chances d'assurer la transition dans la légalité), mais aussi parce que la marée étant montante, je n'étais pas sur de moi.

























La pointe de Jobourg, au fond ! A gauche, on devine la falaise où l'on vole; à droite, on devine également la colline de Vauville. On empreinte ce sentier pour y remonter, ce sentier étant le sentier des Douaniers.

En l'air, j'en vois plusieurs qui s'y dirigent ; j'en profite pour les suivre... Ne connaissant pas où commence la zone de non-vol, c'est bien ma veine. On se retrouve à 4, chacun avancant où bon lui semble (un sur la colline, l'autre sur l'anté-falaise...), très agréable. Au bout de 20 minutes, on me fait signe, en me montrant un parking en bas, que c'est la limite officielle... Je vois les locaux qui se tatent pour poursuivre... (Dans la semaine, j'en ai vu plusieurs à de multiples reprises braver l'interdiction, et en connaissance de cause, étant locaux), mais non, ils font demi-tour.

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